L’impact du confinement sur l’écosystème des startups françaises

avril 16, 2020

« Seules 34% des startups ont les fonds pour traverser la crise » – Étude réalisée auprès de 200 startups par Estimeo

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Bien que durement touchées par la crise, les startups sont également totalement mobilisées pour aider à éradiquer le virus et participent à la continuité de la vie économique du pays. Cet écosystème technologique construit pas à pas depuis la dernière crise de 2008 fourmille d’acteurs bien plus optimistes, résilients et porteurs d’avenir qu’on ne le pense.

Aujourd’hui, plus que jamais, la recherche et développement ainsi que l’innovation sont les moteurs de notre économie de l’immatériel. Et les valeurs technologiques résistent étonnamment bien en bourse, preuve de l’utilité et de la confiance accordées à l’innovation.

Parce que les startups feront de l’innovation responsable le cœur du monde d’après, Estimeo a voulu les interroger. 200 startups ont répondu à l’enquête « Et vous startuppeurs, comment vivez-vous le confinement ? »

Un écosystème mobilisé et résilient mais très fragile car dépendant de l’accès aux capitaux et à la croissance.

Si l’écosystème startup est globalement optimiste et zen face au contexte de confinement (87%), il convient de distinguer 3 groupes distincts concernant les besoins en fonds propres face à la crise :

  • 34% : Les startups ayant les fonds suffisants pour traverser la crise
  • 40% : Les startups qui devront s’adapter pour traverser la crise
  • 26% : Les startups faisant face à de réelles difficultés financières et pas certaines de survivre

Les startups démontrent durant cette crise leur agilité naturelle avec un recours massif au télétravail (93%), et une utilisation modérée du chômage partiel (38%). Un premier signe de résilience de l’écosystème.

Enfin, les 3 grands enjeux du moment des startups sont la trésorerie (30%), la communication (24%) et la valorisation (23%). Il s’agit là de préoccupations opérationnelles pour survivre à la crise.   

«L’effondrement de l’écosystème technologique français construit patiemment mais sûrement depuis des années n’est en aucun cas souhaitable. Repartir d’une feuille blanche n’est pas non plus souhaitable, au moment où les batailles à venir sont celles de la relocalisation des activités productives et de l’indépendance numérique. C’est pourquoi une consolidation de l’écosystème d’innovation est à envisager tout en lui donnant les moyens de sa transformation. Les solutions à envisager sont multiples comme esquissées en conclusion de cette étude : encourager les synergies, responsabiliser les startups, renforcer les efforts du capital-investissement, mesurer la valeur immatérielle, doter les institutions bancaires d’outils d’analyse de risque « equity », etc.» Florian Bercault

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