Chronique d’Effectuation #27 : Umòja, Une Histoire Sur Vos Baskets

mars 22, 2019

La recherche de sens, d’impact et de relation humaine est de plus en plus prédominant dans notre société. Découle de cette recherche la prise de conscience d’une consommation peu responsable et peu respectueuse de l’environnement. De nombreuses marques tentent de redonner du sens à leur production à coup de matraquage publicitaire montrant des petits producteurs répartis aux quatre coins du monde. Mais alors qu’en est-il des projets passés sous les radars des consommateurs et qui luttent pour une consommation plus “propre”?

En deux mots. Sneakers culturelles.

Umòja Shoes est un projet “solidaire, artistique, culturel et humain”. Autant de valeurs rassemblées dans un produit de consommation du quotidien, une paire de sneakers. La création de la marque est basée sur des produits naturels africains issus de l’agriculture biologique. Oubliez la production de masse de coton et place aux fibres naturelles produites par de petites communautés africaines au grand savoir-faire.

Pour remplacer le traditionnel cuir des chaussures, Umòja utilise de l’écorce d’arbre retravaillée manuellement, processus considéré par l’UNESCO comme “le plus vieux savoir-faire humain en matière de textile”. Des matériaux peu connus par les consommateurs qui donnent aux sneakers toute leur personnalité et histoire : fibres de bananier, de raphia et tissages traditionnels vous feront découvrir la dextérité de l’artisanat africain.

Idée. Retour aux sources.

Dieuveil, étudiant en master de droit se rapproche de plus en plus de la fin de ses études sans avoir l’intime conviction de se lancer dans la bonne voie. En début de recherche de poste, Dieuveil a une révélation “je ne voulais pas évoluer dans cette sphère élitiste du Droit, je souhaitais trouver de l’humain dans mon quotidien”. Sans plus attendre, le jeune étudiant brestois arrête ses études et devient bénévole au Secours Populaire.

A la suite de son expérience de bénévolat, Dieuveil voyage en Afrique pour revoir ses proches et les paysages de son enfance. Alors en Côte d’Ivoire et au Bénin, il découvre “un artisanat africain très riche que l’on ne retrouve pas Europe”. De ce voyage, l’idée d’exporter ces savoir-faire peu répandus pour créer de nouvelles alternatives grandit.

Article à retrouver en intégralité sur Forbes